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LES SPORTS DE COMBAT

La Boxe Thaïlandaise

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Les règles

 La Boxe thaïlandaise est un art martial créé pour les militaires au XVIe siècle. Cet art permit aux Thaïlandais de repousser les Birmans lors d'invasions. Aujourd'hui, la boxe thaïlandaise est pratiquée dans le monde entier par des personnes de tous âges, et de tous niveaux. Cet art, dit dangereux, est tiré du Krabi Krabong qui, tout comme la boxe thaïlandaise, nécessite des aptitudes physiques telles que la souplesse, les réflexes, la puissance et la force, mais aussi des aptitudes mentales comme le respect

La pratique de la boxe thaïlandaise est considérée comme sport national en Thaïlande. De nombreux petits clubs d'entraînement (appelés camps) parsèment le pays et accueillent les jeunes garçons à partir de 7 ans. Les combats importants sont régulièrement retransmis tous les samedis et dimanches par les chaînes de télévision.

Un peu d' Historique  :  

Naissance d'un art. En 1411 à la mort du roi Sen Muang Ma, ses deux fils Ki et Fang voulurent s'emparer du pouvoir. Comme leurs armées respectives n'arrivaient pas à se départager sur un champ de bataille, ils décidèrent de régler leur conflit par un duel. Chaque camp choisit son meilleur boxeur. Finalement, l'homme de Fang fut battu, et Ki monta sur le trône. La technique de combat de son " boxeur " fit école… La légende raconte qu'en 1767, en pleine guerre birmano-thaïlandaise, Nai-Kha-Nom-Tom, soldat et boxeur fut prisonnier du camp adverse et opposé à dix champions birmans qu'il mit KO. Devenu héros national, les Thaïlandais lui rendent hommage chaque année à l'occasion de la "Nuit des boxeurs". Au XVIe siècle, le Muay Thai faisait partie de l'entraînement militaire. Il atteignit son plus haut degré de popularité au début du XVIIIe siècle, sous le règne de Pra Chao Sua, "le Roi Tigre". C'était le passe-temps favori de la population ; chaque village organisait des combats régulièrement. Le roi, qui était un boxeur de première force s'amusait à défier les champions locaux ! À l'époque les combattants protégeaient leurs poings en se bandant les mains avec du crin de cheval. Plus tard, le crin fut remplacé par des bandes de coton maintenues avec de la glue. On se servait de coquillages ou d'écorces d'arbres, comme coquille ! Parfois, avec l'accord des deux boxeurs, des morceaux de verre pouvait être amalgamés dans la glue des bandages. À cette époque, les combats se déroulaient sans catégories de poids ni de limite de temps. Trop mortelle, la boxe thaïlandaise fut interdite en 1921. Puis, vers 1930, elle réapparut en adoptant les règles de compétition et les techniques de poings de la boxe anglaise (gants, ring, etc.). 

Le développement du tourisme en Thaïlande la fit découvrir aux Occidentaux. Elle est là-bas un enjeu social considérable pour la jeunesse. Les combats se déroulent selon un rituel fascinant. Les boxeurs, avant de combattre, se mettent à genoux et prient. Et tout le match se déroule sur un fond musical joué "en direct" par une petite formation de musiciens thaïs. 

Le Muay Thaï est la plus ancienne des trois disciplines pieds-poings héritées des techniques asiatiques. Elle s'est d'abord répandue en Hollande puis est venue très vite en France concurrencer le full-contact dans sa version "garantie d'origine" et dans sa version "japonaise", le kick-boxing. 

La boxe Thaï (Muay Thaï) ne peut être un sport que les gens qualifient à tort et à travers de sport de voyou. Il nécessite beaucoup de volonté et d'assiduité. Mais, comme dans toute activité sportive, le professeur a un rôle fondamental dans la formation de l'élève. L'état d'esprit de l'enseignant aura une influence considérable sur le disciple". 

Sport national et véritable industrie, le Muay Thaï fait vivre environ 200 000 personnes "boxeurs, entraîneurs, commerçant, etc." Cette gigantesque affaire commerciale est géré par deux organisations composées de promoteurs, qui organisent des combats tous les jours.  Le nombre de pratiquants est évalué à 100 000 et chaque semaine des centaines de combats ont lieu à travers le pays.

Son internationalisation. En 1966, le maître Kyokushinkai Kurosaki, défia un boxeur thaïlandais et se fit battre lors du premier round par KO. À la suite de ce combat, il séjourna en Thaïlande plusieurs mois, pour étudier le Muay Thaï. À son retour au Japon, il introduit le Muay Thaï sous le nom de kick-boxing. 

Des français combattent en kick-boxing (le boxeur français Guillaume, le karatéka Boutboul). En 1975 P. Brizon s'entraîne à Tokyo dans le club de Kurosaki, il combat les meilleurs japonais. Il ouvre le premier club de Kick Boxing à Clermont-Ferrand. En 1980 Pud Pad Noy, reconnu comme l'un des dix meilleurs boxeurs Thaï de tous les temps, s'installe en France. Il y enseigne un Muay Thaï authentique. Depuis cette date le terme Kick Boxing est abandonné, il est remplacé par le Muay Thaï ou boxe thaïlandaise. Les télévisions du monde entier retransmettent les grands combats de Muay Thaï particulièrement le spectaculaire K1 au Japon avec ses 20 000 spectateurs et ses bourses de plus de 200 000$.

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