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LES SPORTS DE COMBAT

Le Judo

 

Description

Le terme judo est composé de 2 kanji signifiant approximativement : 

· : Souplesse 

· : L'art, la voie Judo peut donc se traduire par la voie de la souplesse.

La plupart des techniques utilisées en judo visent à déséquilibrer l'adversaire pour le faire tomber au sol. 

On distingue : 

· les techniques de jambes : ashi waza 

· les techniques de bras : te waza

· les techniques de hanches : koshi waza 

· les techniques de sacrifice : sutemi waza, où le pratiquant accepte de perdre son équilibre pour faire chuter son adversaire. 

Une fois l'adversaire à terre, on peut appliquer une technique d'immobilisation (osae-komi waza), d'étranglement (shime waza) ou une clef (kansetsu waza). 

En plus des techniques de projections, d'immobilisations, de luxations et de strangulations, le judo, comme de nombreux autres arts martiaux, comprend un ensemble de kata. Les plus connus d'entre eux sont : 

1. Nage-no-kata (kata des projections) composé de 5 groupes (te-waza, koshi-waza, ashi-waza, mae-sutemi-waza, yoko-sutemi-waza) 

2. Katame-no-kata (kata des contrôles) composé de 3 groupes (osae-komi-waza, shime-waza, kansetsu-waza) 

3. Kime-no-kata (kata de la décision) 

4. Ju-no-kata (kata de la souplesse) 

5. Go-no-sen-no-kata(kata des contres) 

6. Koshiki-no-kata (kata antique) 

7. Itsutsu-no-kata (kata des cinq formes) 

8. Nanatsu-no-kata (kata des Sept) 

9. ... 

Ces kata représentent des exercices de style, de concentration particulièrement difficiles et constituent la source même des principes du Judo. La bonne exécution de ces kata nécessite de ce fait de longues années de pratique pour permettre au judoka d'en saisir le sens profond. 

Les grades sont attribués à un pratiquant et permettent d'évaluer son niveau technique, son efficacité en combat, son degré d'ancienneté ainsi que ses qualités morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral ainsi qu'un investissement suffisant dans la pratique. Sans le minimum de respect des règles exigé, aucun judoka ne peut prétendre à l'obtention d'un grade. 

Les ceintures de couleurs ont été introduites essentiellement pour les occidentaux par Kawashi afin de stimuler leur progression. On trouve dans l'ordre les ceintures blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron et la fameuse Ceinture noire

· Les ceintures de couleurs blanche à marron correspondent à des grades nommés kyu : du 6e kyu représenté par la ceinture blanche jusqu'au 1er kyu par la ceinture marron. Il existe également les " demi-ceintures ", utilisées en France pour les jeunes judokas pour marquer la progression entre deux ceintures : blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte, verte-bleue, et la ceinture violette, parfois utilisée entre la ceinture bleue et la ceinture marron. En France, les grades inférieurs à la ceinture noire sont délivrés par un professeur de judo diplômé d'État, le plus souvent suite à un passage de grades organisé par le club. Puis vient la célèbre ceinture noire qui, contrairement aux croyances, n'est pas la plus élevée : elle est encore suivie par du "rouge et blanc" et du "rouge". 

· Au dessus des kyu, les niveaux sont nommés dan (degré) : 

du 1er dan au 5e dan, la ceinture est noire

les 6e, 7e et 8e dan sont représentés par une ceinture "à bandes larges rouges et blanches alternées", 

les 9e et 10e dan par une ceinture "rouge". 

les 2e et 3e dan correspondent au nom japonais de Deshi qui signifie disciple. 

les 4e et 5e dan au Renshi (maîtrise extérieure) 

les 6e et 7e dan au Kyoshi (maîtrise intérieure) 

les 8e et 9e dan au Hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées) 

le 10e dan au Keijin (trésor vivant). 

L'obtention des niveaux à partir de la ceinture noire se fait par examen de katas devant un jury régional ou national officiel, et en gagnant des points lors de combats officiels entre ceintures noires et marrons. Bien souvent, en parlant de "ceinture jaune" ou de "ceinture noire", on désigne par métonymie non pas la ceinture en elle-même, mais le détenteur du grade associé. Il est donc possible de dire : "Ce judoka est une ceinture noire". 

Les arbitres en judo ont pour mission : 

· d'accorder les avantages ou la victoire aux combattants suite à des techniques partiellement ou totalement réussies; 

· de maintenir l'intérêt du combat et d'assurer la sécurité des combattants en arrêtant et en faisant reprendre le combat lorsque c'est nécessaire; 

· d'informer les combattants et la table (et si possible les spectateurs) du déroulement du combat, par exemple lorsqu'il y a début d'immobilisation; 

· de faire respecter les règles et d'appliquer les sanctions appropriées si nécessaire. 

Dans les compétitions officielles, trois arbitres assurent l'arbitrage d'un combat : un arbitre dit "arbitre central" en position debout et qui se déplace avec les combattants, et deux arbitres dits "arbitres de coin", qui se trouvent assis aux deux coins opposés de la surface de combat. 

L'arbitre central prend les décisions en priorité. Le rôle des arbitres de coin est de donner leur avis en cas de désaccord avec la décision de l'arbitre central. Pour cela, ils utilisent les mêmes gestes d'arbitrage que l'arbitre central. Lorsqu'un seul des deux arbitres de coin donne son avis, l'arbitre central prend cela comme une suggestion, il peut ou non sa décision. Si les deux arbitres de coin sont d'accord contre l'avis de l'arbitre central, celui-ci doit sa décision. Dans les autres cas, l'arbitre central a toujours la possibilité de revenir sur sa décision, s'il pense s'être trompé. L'arbitre de coin détermine également si une action est validée ou non selon qu'elle a été exécutée dans ou hors des limites du tapis. On distingue l'arbitrage du combat dans les phases de 'tachi waza (combat debout) et de ne waza (combat au sol), les techniques employées n'étant pas les mêmes. Pour se faire comprendre, l'arbitre utilise des termes d'arbitrage précis souvent accompagnés d'un geste, afin d'être compris aussi de loin. 

Le Rituel   :  Entrée :  Juste avant le combat proprement dit, les deux combattants effectuent l'entrée sur le tatami et le saluent. Ils saluent une première fois le tapis de l'extérieur, puis ils rentrent en passant derrière les juges de coin, pour aller se positionner au centre du tapis, face à face derrière la zone de danger (la bande rouge). De là, ils attendent le signal de l'arbitre, qui fera signe en rapprochant ses bras tendus en face de lui. Ils saluent alors une première fois la surface de combat(ce salut n'est plus obligatoire depuis 2004 pour les compétitions, mais il a été maintenu pour les " démonstrations "), puis lorsqu'ils sont à distance de combat, soit environ trois mètres, ils se saluent mutuellement et attendent le signal de départ HAJIME. 

Sortie    :  Lorsque l'arbitre a donné le signal de fin et désigné le vainqueur, les deux combattants sortent en effectuant l'inverse de l'entrée : ils se saluent, puis saluent la zone de combat pour enfin saluer le tapis à leur sortie. Avantages Le but ultime du judo a toujours été la recherche du IPPON, soit la victoire directe par une technique efficace. En judo debout, cela se traduit selon quatre critères : chute largement sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Cependant, la compétition étant ce qu'elle est, il faut pouvoir juger de l'efficacité d'une technique partiellement réussie, en attribuant des avantages plus ou moins importants selon des critères de réussite, cela afin de pouvoir départager les combattants à l'issue du combat. Ces critères sont la qualité de la projection et la position de réception de l'adversaire en combat debout, et le temps d'immobilisation en combat au sol (un abandon donne la victoire et fait bien souvent suite à une technique d'étranglement ou de clé au coude réussie). 

Combat au sol  :  Un avantage est donné en combat au sol après une immobilisation de l'adversaire. Pour qu'il y ait immobilisation, il faut que les deux épaules de l'adversaire touchent le tapis et que le contrôle se fasse le buste tourné vers le tapis. L'arbitre crie alors OSAE-KOMI en avançant le bras tendu et le pied posé en direction des combattants, et le chronomètre d'immobilisation se met en marche. On juge que l'adversaire a réussi à sortir de l'immobilisation quand sa sortie est totale : soit il est sur le ventre (les deux épaules tournées vers le tapis), soit il a renversé complètement son adversaire, soit il avorte le contrôle adverse en enveloppant la jambe ou le buste de son adversaire avec ses jambes. L'arbitre crie alors TOKETA en agitant latéralement le bras tendu en direction des combattants. On arrête alors le chronomètre et on compte le nombre de secondes qu'il indique. Pendant ce temps, le combat continue jusqu'à ce que l'arbitre donne le signal d'arrêt MATTE, quand il n'y a plus de suite technique intéressante. 

Fautes sanctionnées : Les trois premières pénalités sont données principalement pour des fautes de type : non combativité (passivité), refus du combat (fuite ou sortie volontaire de la zone de combat), attitude excessivement défensive (bras tendus, buste complètement plié vers l'avant, saisie du judogi particulière non suivie d'une attaque), fausse attaque (et non tentative avortée qui fait partie du combat), gestes interdits (doigts à l'intérieur de la manche, membre sur le visage de l'adversaire, ...). 

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